NON AU CHAOS ET AU FATALISME CAR LES RAISONS D’UNE EMERGENCE DE L’AFRIQUE DEMAIN SONT REELLES!
- par Boubacar NDiaye
le 12/03/2010 @ 11:28
M.Abdoullah Coulibaly .Vice président Fondation FORUM DE BAMAKO
NON AU CHAOS ET AU FATALISME CAR LES RAISONS D’UNE ÉMERGENCE DE L’AFRIQUE DEMAIN SONT RÉELLES!
« Le plus important est à mes yeux, la gestation d’un rêve à l’orée d’un siècle. Cette coïncidence est la plus forte symbolique qui doit servir de levain à nos efforts communs, pour imprimer à notre espace arc-en-ciel, à la fois l’envol et l’envergure d’une masse critique de femmes et d’hommes qui ont tenté de composer pour la prospérité, l’hymne d’une Afrique solidaire dans un monde uni.
Analyser la faim, c’est apprécier dans toute sa dimension la responsabilité de l’homme face à la souffrance de l’homme. Qu’il s’agisse du réchauffement de la planète, de la menace nucléaire, des fanatismes et in- tolérances de tous bords ou du terrorisme globalisé, c’est de la main de l’homme qu’il est question. Une main hantée qui trouble tout ordre, tout équilibre qu’elle touche au passage.
Tous les analystes s’accordent sur ce point, je cite : ‘‘Les causes de la famine se répartissent en deux catégories bien distinctes. La première englobe les phénomènes naturels dévastateurs, généralement soudains, imprévisibles, de grande ampleur, qui détruisent les cultures et anéantissent les cheptels : tremblements de terre, inondations, sécheresses, invasions d’insectes (comme les criquets), maladies épidémiques des plantes.
La seconde implique directement des comportements humains : les guerres, avec leur cortège de destructions, avec leur parti pris délibéré de détruire les productions des adversaires ; les états de siège, aux siècles passés, qui visaient à réduire les opposants par la faim et de nos jours, le boycott économique organisé contre un État, en vue de lui imposer une ligne politique. Ce boycotte a pour conséquence une situation de pénurie extrême, impliquant la fa- mine pour les populations pauvres de l’État concerné ».
La faim est une insulte pour toute conscience digne de ce nom. Insulte parce que la faim ronge, consume et tue tout ce qu’il y a d’humain dans l’homme : le corps et son charme, l’âme et sa beauté, le cœur et sa dignité, la foi et sa grandeur, la raison et ses raisons. Insulte parce qu’elle est spéculation foncière est devenue la poudrière nourricière.
Sur les ruines de ces ressources dilapidées, d’une érosion galopante et d’un environnement pollué, gît une jeunesse réduite au chômage et au désespoir. Une jeunesse envoutée par la tentation de fuir la misère, l’obsession de partir avec le sentiment que c’est le seul parti qui lui reste [...] Partir affronter les barbelés, les bastonnades, les prisons, les violences et l’humiliation de la répulsion sauvage. Néanmoins, partir pour fuir l’Afrique, son instabilité, ses dictatures, ses génocides, ses pillages, ses détournements, ses pandémies de SIDA, bref, sa misère et sa mort.
Se confiner dans un chaos qui n’incrimine que l’autre ? Basculer dans le terrorisme qu’on vous impose ? Tomber dans le fatalisme et capituler devant l’histoire ? À tout cela, le Forum de Bamako est de ceux qui disent « Non ! ». Non ! Parce qu’aucune conscience humaine digne de ce nom ne peut demeurer anesthésiée, insensible, face à un phénomène qui fauche à la fois et en même temps, notre passé et notre avenir. Non ! Parce que partir certes, mais sur de nouvelles bases, avec un nouvel état d’esprit, sur de nouveaux sentiers : ceux de « la révolution verte » !
Il ne reste à l’Afrique que de lui ouvrir cette porte en investissant dans la recherche agronomique, en mettant en confiance tous les acteurs de la chaîne par une bonne lecture de leurs intérêts qui, par endroits, peuvent s’avérer antagoniques.
Nous avons toutes les raisons d’espérer parce que les analystes sérieux disent que les batailles économiques actuelles déboucheront sur l’émergence de l’Afrique ».
Extraits de l’allocution de M. Abdoullah Coulibaly Vice President de la Fondation Forum de Bamako à la cérémonie d’ouverture.
Conclusion des travaux du 10ème FORUM de BAMAKO
- par Mohammed Lassana Doumbia
le 24/02/2010 @ 10:17
Rapport de synthèse
L'Afrique 50 ans après : le défi alimentaire la faim sur le continent
Introduction
Le Forum de Bamako, espace de réflexion, de partage d’expériences et de points de vue sur les grands sujets de l’heure qui touchent le continent africain, a tenu sa dixième édition du 16 au 20 février 2010.
Une visite de terrain, en zone Office du Niger effectuée du 13 au 15 février a précédé les travaux proprement dits du forum.
Trois sites ont abrité les travaux, à savoir le Centre International de Conférences de Bamako (CICB) pour la cérémonie d’ouverture, l’Hôtel SALAM, pour l’essentiel des travaux et la cérémonie de clôture, la Maison de la Presse pour les débats sur le « Rôle des médias dans le processus du développement démocratique de l’Afrique ».
Les séances d’ouverture et de clôture ainsi que la session inaugurale intitulée : « l’Afrique50 ans après les indépendances,le paradoxe de la pauvreté »,ont été présidées par le Président du Forum de Bamako, Monsieur le Premier Ministre Modibo SIDIBE, Chef du Gouvernement de la République du Mali.
Le Forum de Bamako qui s’emploie au fil des années, à travers ses propositions et recommandations,à devenir une source d’inspiration pour les dirigeants africains et d’actions pour les acteurs économiques et politiques du continent a choisi pour cette dixième édition comme thème central : l’Afrique 50 ans après : le défi alimentaire, la faim sur le continent ».
Ce thème a été choisi pour amener les africains à s’interroger sur ce qu’ils ont fait d’eux-mêmes durant les 50 années d’indépendance quand on sait que la grande majorité des habitants du continent souffre de la faim et cela malgré l’existence de fortes potentialités agricoles. Cette faim, selon le Vice-président du Forum « insulte, parce que la faim ronge, consume et tue tout ce qu’il y a d’humain dans l’Homme : le corps et son charme, l’âme et sa beauté, le cœur et sa dignité, la Foi et sa grandeur, la raison et ses raisons ».
Ainsi, pour analyser en profondeur les causes du phénomène et proposer de nouvelles perspectives, le Forum a réuni près de 300 participants venant d’Afrique, d’Amérique, d’Asie, et d’Europe, comprenant des hommes politiques, des spécialistes de l’Agriculture au sens large du terme, des scientifiques, desacteurs économiques, des hommes de médias, etc. Une cinquantaine de communications a été présentée et a fait l’objet de discussions.
Le présent rapport de synthèse est structuré comme suit :
-état des lieux sur la faim et la pauvreté en Afrique,
-analyse des causes et explication du phénomène,
-desatoutsdu continentafricain,
-expériences de certains pays en matière d’agriculture,
-défis à relever pour le futur,
-stratégies à mettre en œuvre,
-recommandations fortes.
1.Etat des lieux sur la faim et la pauvreté en Afrique
Le continent africain compte 53 pays, couvre une superficie de 30 221 532 Km2 et abrite une population estimée à un milliard d’individus en 2010. Son économie est dominée par le secteur agricole quimobilise 60% des actifs et contribue pour 17% au PIB. La part de l’Agriculture dans lesexportations des marchandises est de20%.
L’analyse de la situation du continent de 1960 à nos jours montre une récurrence de la faim et de la pauvreté avec des indicateurstrès préoccupants.
Sur le plan alimentaire et nutritionnel, de nombreux pays africains sont toujours confrontés à des pénuries et à une insécurité, alimentaires du fait de la sécheresse, de conflits et de conditions rigides de l’offre. Ainsi, surun milliard de personnes souffrant defaim dans le monde, l’Afrique en compte 265millions.Ce continent abrite ainsi le quartde la population mondiale souffrant de la faim. Par ailleurs, unafricain sur trois est malnutri, un enfantsur 6 souffre de famine et unenfant de moins de 10 ans meurt de faim toutes les 5 secondes.
Sur le plan de la pauvreté, l’Afrique reste le continent le plus pauvre. L’Afrique, notamment l’Afrique subsaharienne, constitue avec l’Asie du Sud, les zones les plus touchées par la faim et la pauvreté. D’après les prévisions, la pauvreté devrait augmenter de 40 % en Afrique dans les 30 années à venir, et elle abritera alors le tiers des pauvres du monde. L’incidence de la pauvreté observée varie entre 43 et 85% selon les pays, mais dans tous les cas, la majorité des pauvres (60 à 70%)vit en milieu rural où cette incidence se situe entre72 et92%.
2.Analyse des causes et explication du phénomène
Les principales causes de la faim se répartissent en deux groupes bien distincts:
« Le premier englobe les phénomènes naturels dévastateurs, généralement soudains, imprévisibles, de grande ampleur, qui détruisent les cultures et anéantissent les cheptels : tremblementsde terre, inondations, sècheresses, invasions d’insectes (comme les criquets), maladies épidémiques des plantes. Les calamités naturelles conduisent à des pertes de productions importantes, ce qui crée une pénurie généralisée de denrées alimentaires au niveau d’un espace donné (pays, sous-régions, etc.). Le second groupeimplique directement des comportements humains : les guerres et les conflits avec leur cortège de destructions et la mauvaise gouvernance».
Dans la bande sahélienne, les populations redoutent surtout la sécheresse et les déprédateurs comme les sautériaux et les criquets.
Les guerres et les conflits sont encore nombreux en Afrique. Toutes les régions sont concernées : Maghreb, Corne de l’Afrique, Afrique Centrale, Afrique de l’Ouest, etc. Elles détournent les populations laborieuses des activités productives en enrôlant les bras valides dans les armées ou les milices et en créant un climat de terreur. Les conséquences sont l’abandon des activités de production agricole, les déplacementsinterminables des populations, l’augmentation du nombre de réfugiés, toutes choses qui créent des drames humanitaires.
Les gouvernements africains ont également de réels problèmes d’efficacité dans l’exécution des politiques publiques, qui se traduisent par une faible intensification de l’agriculture (faible utilisation des intrants, faible niveau d’équipements agricoles, insuffisance des aménagements et infrastructures, faible accès au marché)et par conséquent une faible productivité agricole. Seulement 4% des terres sont irriguées en Afrique contre 20 % en Asie. Le niveau de financement de l’agriculture reste encore faible en Afrique.La plupart des pays africains n’utilisentpas 10%du budget de l’Etat dans l’agriculture, taux recommandé à la conférence de Maputo en 2003.
3. Atouts du continent africain
Les pays africains rencontrent certes des difficultés mais ils ont des atouts que sont :
-les grandes potentialités agricoles du continent (eau, terre de cultures, soleil, pétrole, gaz) ;
-une population jeune et en pleine croissance ;
-un taux de scolarisation et d’alphabétisation en forte augmentation dans certains pays ;
-des stratégies réussies en matière de développement agricole dans certaines zones et pays (zone office du Niger, Malawi, Rwanda…) ;
-des Etats démocratiques en cours de construction.
4. Expériences réussies de certains continents et pays non africains en matière d’agriculture
Des pays comme la Chine, les USA et certains continents comme l’Europe ont pu promouvoir leur développement économique et social et leur sécurité alimentaire en prenant les options ci-après :
-en faisant de l’agriculture le fer de lance de leur développement ;
-en adoptant une politique volontariste en faveur de l’agriculture par des investissements publics importants, ou en la subventionnant massivement ;
-en finançant l’agriculture par des ressources financières internes, notamment à partir du budget d’Etat ;
-en travaillant en synergie avec le secteur privé ;
-en améliorant l’éducation, la formation et l’alphabétisation de la population.
5. Défis à relever pour changer la situation actuelle
-assurer la sécurité alimentaire d’une population en forte croissance,
-améliorer le revenu de la population, notamment en milieu rural,
-assurer une gestion durable des ressources naturelles,
-assurer une bonne gouvernance des Etats,
-assurer un financement durable de l’agriculture par des ressources internes,
-assurer l’intégration politique et économique des Etats africains,
-développerun capital humain performant.
6. Politiques et stratégies à mettre en œuvre
La lutte contre la faim et la pauvreté implique la mise en œuvre d’un ensemble de politiques, de stratégies nationales et régionales cohérentes ci-après :
6.1. Amélioration de la sécurité alimentaire
-l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de maîtrise de l’eau afin de développer l’irrigation et augmenter l’intensité culturale,
-le renforcement des capacités des producteurs en matière de formation, de gestion et d’approvisionnement en matériels et intrants agricoles, par la mise en place d’un système de crédit adapté,
-la diversification des systèmes de production agricoles pour contenir les risques climatiques,
-l’investissement dans l’agriculture vivrière pour assurer l’approvisionnement des marchés nationaux,
-la diffusion des technologies pour améliorer leur adoption,
-l’amélioration des systèmes d’information des marchés des produits agricoles,
-le renforcement de la capacité des institutions de recherche agricole, universitaireet de vulgarisation agricole,
-la mise en place d’infrastructures d’irrigation performantes pour limiter les pertes d’eau.
6.2. Amélioration du revenu de la population
-la mise en place de programmes d’électrification en milieu rural,
-l’investissement dans la construction d’infrastructures de commercialisation et de transformation et de conservation,
-l’amélioration de la qualité des produits par le développement de technologies adaptées,
-la promotion des énergies renouvelables pour améliorer les revenus des producteurs,
-le développement de stratégies chaîne de valeur pour augmenter la valeur ajoutée des filières agroalimentaires.
-le désenclavement des zones de production par la construction de pistes rurales,
6.3Amélioration de la gestion durable des ressources naturelles
-la mise en place de systèmes de production durables et performants,
-l’élaboration de stratégies d’adaptation aux changements climatiques.
6.4. Amélioration de la gouvernance des Etats
-le renforcement du rôle des organisations régionales et sous régionales dans la gestion et le règlement des conflits.
6.5. Amélioration du financement durable de l’agriculture par des ressources internes
-la mise en place d’une politique de subvention,
-la promotion de l’investissement privé dans le secteur agricole pour créer l’emploi.
6.6.Amélioration de l’intégration politique et économique des Etats africains
-l’intégration des marchés régionaux et sous-régionaux,
-l’adoption de politiques d’intégration aux échelles régionale et sous régionale pour favoriser l’émergence des marchés propices à l’approvisionnement en intrants à moindre coûts et à l’écoulement des produits agricoles.
6.7. Développement du capital humain performant
-le renforcement des capacités de l’ensemble de la population par des actions d’alphabétisation et de formation pour un meilleur accès et une meilleure utilisation de l’innovation scientifique,
-la mise en œuvre de programmes nutritionnels d’urgence et de prévention, des maladies des enfants,
-la mise en place d’une stratégie d’assurance rurale
-le renforcement de la presse dans le rôle de formation, de sensibilisation et d’éducation des populations africaines,
-la mise en place de programmes incitatifs pour l’insertion des jeunes dans le secteur agricole.
7. Recommandations fortes
-assigner à l’agriculture une mission de service public en vue d’une dotation budgétaire conséquente,
-financer l’agriculture principalement par des ressources financières internes au pays pour garantir sa durabilité,
-élaborer et mettre en œuvre une loi foncière sécurisante pour la production
-agricole afin d’amener les Africains à investir davantage dans le secteur agricole,
-promouvoir l’emploi non agricoledans les zones rurales,
-développer des stratégies d’adaptation des producteurs aux changements climatiques surtout dans les zones vulnérables,
-promouvoir la bonne gouvernance par l’application et le suivi des politiques agricoles mises en œuvre,
-renforcer l’intégration des Etats et la mise en cohérence des politiques agricoles.
Bamako, le 20 février 2010-02-20
LE FORUM
l'Afrique face au défi alimentaire
- par Boubacar N Diaye
le 23/02/2010 @ 10:54
Monsieur MODIBO SIDIBE . Président de la FONDATION FORUM DE BAMAKO
l'Afrique face au défi alimentaire
"Qu'avons nous fait de nos cinquante ans?" La question semble être au coeur de la 10e édition du Forum de Bamako qui a ouvert ses portes le 16 février. Cette rencontre de décideurs et de spécialistes aborde cette année la question cruciale de la résolution des crises alimentaires dont le continent souffre régulièrement.
"L'Afrique peut nourrir ses propres enfants", a affirmé le Premier ministre malien Modibo Sidibé, mardi 16 février, lors de son discours d'ouverture du Forum de Bamako. La 10e édition de cet événement, organisé par la Fondation du même nom (FFB, qui est elle-même une émanation de l'Institut des hautes études en management), soulève cette année la question du défi alimentaire.
Sur le thème, "L'Afrique 50 ans après: la faim sur le continent africain", des dizaines d'universitaires africains, européens, américains, ainsi que des décideurs publics et des spécialistes des questions de développement vont débattre et exposer leurs idées jusqu'au samedi 20 février.
"Il n'y a pas de fatalité. Le capital humain est sans conteste le plus important du développement agricole", a ajouté le Premier ministre. Qui a également rappelé que la croissance démographique peut être source de richesses si elle est bien gérée.
Le facteur social et politique
"90% des enfants malnutris vivent en Asie et en Afrique. En 2050, il y a aura 9,1 milliards de personnes dans le monde et il va falloir augmenter de 70% la production agricole actuelle", a déclaré Alice Martin-Daihirou, la représentante du Programme alimentaire mondial (PAM). Le défi est immense.
Pour y faire face, importer davantage de produits alimentaires n'est pas une option satisfaisante. D'autant que ce palliatif n'a pas empêché les émeutes de la faim auxquelles ont été confrontés des pays comme la Côte d'Ivoire, le Cameroun ou le Sénégal en 2008. Une situation qui risque fortement de se reproduire en 2010.
Par ailleurs, le difficile contexte politique et social de certains pays du continent ne fait qu'aggraver les pénuries alimentaires qui les frappent. Au Zimbabwe, l'embargo instauré par l'Union européenne (UE) et par les Etats-Unis contribue à plonger la population dans une pauvreté extrême, alors que la situation du pays n'était déjà pas brillante. Depuis la réforme agraire initiée par le président Robert Mugabe en 2000, la production agricole du pays a dramatiquement chuté.
En 2009, le Kenya a lui aussi été victime d'une grave pénurie alimentaire. L'ONU a dû organiser une collecte de fonds pour tenter de venir en aide aux 10 millions de victimes d'une famine potentielle provoquée par des raisons climatiques autant que politiques.
Pour améliorer le sort des populations, une seule solution: un sursaut des décideurs africains que le Forum de Bamako se propose de favoriser. "La révolution verte exige une grande solidarité (. . .). Nos dirigeants, nos élites doivent réagir", a lancé Abdoulah Coulibaly, vice-président du FFB.